Le projet

Ce projet a pour but la valorisation des espaces plats et inutilisés (toits, terrasses, balcons ou autre) par la création de potagers écologiques (sans pesticide, engrais chimique de synthèse et sans OGM), hors sol, visant une production destinée à être commercialisée pour la consommation locale (cantine, maison de retraite, restaurant, mini marché citoyen, épicerie sociale, etc.) ou une production individuelle.

L’idée de cultiver sur les toits n’est pas nouvelle : il existe déjà, depuis plusieurs années, des projets similaires dans le monde (Montreal, Quebec, New York, Shangai, etc.), mais en Europe c’est plutôt le début. Pour plus d’info vous pouvez consulter l’article: Exemples dans le monde.

Le projet est une initiative de l’association « Le début des haricots » ( je vous conseille de lire cet article pour connaitre mieux nos actions pour l’environnement à Bruxelles), et s’inspire des « Urbainculteurs » du Quebec notamment pour les méthodes de culture en sacs de géotextile.

Ce projet s’inscrit dans la dynamique de l’agriculture urbaine à Bruxelles et il n’est pas conçu en tant que solution aux problématiques alimentaires en ville. Il y a en effet un  caractère expérimental car nous voulons tester les capacités de production alimentaire sur un espace restreint. A noter que Potage-Toit n’est pas seulement le potager sur la Bibliothèque Royale, mais porte différents projets reliés par la même éthique.

Objectifs et avantages

Les objectifs du Potage-Toit sont :

  • La valorisation des espaces plats et inutilisés en ville
  • La production hors-sol de légumes dans le milieu urbain
  • La sensibilisation à l’auto-production citoyenne, à la production locale et à la « filière-courte » (pas d’emballages, pas de transport)
  • La prise de conscience par rapport à une alimentation saine, aux produits de saisons, et la recréation du contact perdu avec la terre
  • La création d’espaces verts où il n’y en a pas
  • L’aide à la bio-diversité en ville (plantes mellifères, sauvages et indigènes adaptées )
  • L’utilisation maximale des ressources disponibles sur place (énergie solaire, eau de pluie, déchets de la cuisine, etc.)
  • La prise de conscience par chacun qu’il n’est pas difficile de faire son propre « Potage-toit », même à toute petite échelle
Limites
Comme toute chose on doit considérer aussi les problématiques et les obstacles à ce projet:
  • Solidité du toit: si l’espace est grand et que vous voulez faire un grand potager, il faut d’abord savoir si la structure du bâtiment peut supporter le poids de la terre.
  • Energie dépensée à l’aménagement :  transporter de la terre sur un toit c’est lourd… à prendre en compte !
  • Sécurité: si le toit est ouvert et sans rambardes, on doit faire attention aux chutes possibles, il faut donc prévoir des barrières (pensées aussi en fonction des enfants).
  • Conditions climatiques : sur un toit le taux d’ensoleillement est plus élevé en général, et les plantes sont de toutes part entourées de béton, ce qui peut mener à la sécheresse de vos plantes surtout en été, il faut donc arroser davantage. Voici la théorie, mais comme en Belgique il pleut beaucoup et régulièrement, ce problème arrive rarement. A voir aussi où arrivent les ombres, si il y en a, car de cela dépendra la place assignée aux types de cultures choisies. Le problème le plus fréquent est le manque de soleil et de chaleur, ce qui arrive tout autant par terre que sur un toit…
  • Accessibilité: tous les toits ne sont pas accessibles de manière facile et sûre, donc c’est mieux de savoir à l’avance les horaires d’ouverture si il s’agit d’un espace public pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
Méthodes de culture
Pour simplifier l’installation et limiter les coûts autant que le poids, les végétaux seront plantés dans des bacs de culture. Combinant à la fois haut rendement et entretien minimal, ils permettent une production importante sur une superficie limitée.
Pour mieux comprendre ce choix, vous pouvez lire cet article, qui illustre les différences entre les diverses méthodes de culture hors-sols en ville et les exemples existants.